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Le patrimoine historique de Villedieu porte la marque de
la présence séculaire des Templiers
puis des Hospitaliers et celle des affrontements féodaux
du moyen-âge. Il révèle un ensemble
cohérent d'édifices.
L 'église Saint-Michel : le choeur actuel
dont le fond possède deux trompes raccordant le plan
rectangulaire à la voûte arrondie (architecture
rare dans la région) date du Xème siècle.
Une tour de guet carrée d'origine et de date imprécises
probablement de l'époque des Templiers (XIIème
siècle) a été érigée
sur le terre-plein de l'église, côté
Ouest, face à l'entrée. La nef construite
par étapes à partir du XIVème siècle
a finalement été raccordée à
la tour au XVIIème siècle. Les fonds baptismaux
et la sacristie datent du XVIIIème siècle.
Trois chapelles construites certainement au cours des différents
agrandissements s'ouvrent perpendiculairement sur la nef.
Deux autres de part et d'autre du choeur.
L'intérieur de l'église a été
entièrement restauré en 1973. Une statuette
représentant Saint Michel terrassant le démon
trône dans une niche au-dessus de la porte d'entrée.
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Le donjon : tout de guet carrée, massive et
élancée (1 8m50 de hauteur) crénelée
en son sommet, percée de meurtrières et de
trois grandes ouvertures supportant chacune une cloche.
Les remparts: les premiers construits probablement
en même temps que l'église (Xème siècle)
remaniés et réédifiés plusieurs
fois semble-t-il aux mêmes emplacements étaient
plus hauts qu'aujourd'hui (10 à 12m) et possédaient
un chemin de ronde encore partiellement visible. Ils sont
flanqués de trois tours d'angle rondes également
écretées.
Le beffroi qui était la seule entrée
porte encore l'emplacement de la herse et au-dessus de son
porche les armoiries papales : deux clefs croisées
et renversées, reliées par une chaîne
dans un écu ancien surmonté de la tiare (mitre
à triple couronne) laissant s'échapper une
étole. Le mécanisme de l'horloge date du XIIème
siècle.
Les remparts ne sont publics que dans la partie qui ferme
la place du village au nord-est, entre deux porches plus
récents de part et d'autre du beffroi. Le restant
est partie intégrante d'habitations privées
dont un château restauré supposé être
l'ancienne Commanderie des Templiers. Au sud et à
l'ouest de cette cité intra-muros s'est développé
le village post-moyenâgeux.
La chapelle Saint Laurent récemment restaurée
au quartier du même nom.
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Le château de la Baude: le dictionnaire des
Communes du Vaucluse précise que le château
d'Entrevon, dit de la Baude, à cour fermée
et à quatre tours d'angles arrondies, édifice
qui se dresse, route de Roaix, fut élevé au
marquisat en faveur des Robin de la Bande (transformé
en Baude) en mars 1782. Les tours de ce château paraissent
être de la même veine que celles des remparts.
Ce changement de Bande en Baude se découvre sur le
manuscrit de G. de la Barre de Raillicourt "Armorial
du Comtat Venaissin, noblesse pontificale et titres divers
".
Les grands travaux de rénovation réalisés
de 1991 à 1994 ont révélé une
architecture d'une grande similitude avec les fortifications
de la Commanderie de Richerenches, similitudes mentionnées
dans le livre de Robert Bailly " Les Templiers, mythes
et réalités ".
Un autre livre parle de la Croix Templière de la
Baude. Mais où est-elle aujourd'hui ? Aurait-elle
été mise en sécurité à
l'abolition sanglante de l'ordre dans le souterrain qui
part de la Baude vers le village ?
Les souterrains : tout un réseau de souterrains
serpente sous le village et même au-delà. Leur
présence a été confirmée à
l'occasion de travaux (creusement des égouts en 1956)
terrassements, labours ou simplement effondrements naturels.
Sur la base de ces incidents on peut en jalonner la direction
et le cheminement.
Il existe toutefois trois sites à ciel ouvert. Une
cavité d'affaissement dans un terrain vague en bordure
du village laissant apparaître une voûte et
des parois bâties en pierre, la porte dans l'enceinte
du château de la Baude ouvrant sur un souterrain à
500m du village, et à 900m de celui-ci, deux orifices
contigus, non bâtis, dissimulés au milieu d'un
bois au lieu-dit Pied-Gut. Réseau secret et moyen
d'évasion et de secours? OEuvre des Templiers? Seul
un gigantesque chantier de restauration pourrait lever le
mystère.
Les cimetières : un cimetière initial
désaffecté jouxtait l'église côté
est. Une partie de celui-ci tombé dans le domaine
privé a disparu lors de travaux immobiliers.
L'origine du cimetière actuel construit à
500m du village date de la fin du XIXème siècle.
Un premier agrandissement a été réalisé
en 1966 et un deuxième en 2001.
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Le Monument aux Morts :
Stèle de pierre érigée après
la guerre de 1914-1918 sur le site de l'ancien Jeu de Paume,
aujourd'hui Place de Verdun.
Obélisque, surmonté d'un pyramidion et à
base moulurée, posé sur un socle à
deux niveaux. Les quatre faces sont ornées respectivement
de chêne (la Gloire), de laurier (la Victoire), d'olivier
(la Paix) et de roseau, symbole de l'Homme roseau pensant
qui se relève des pires tourmentes.
Ces faces arborent tout en haut deux par deux et en opposition
la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur.
Une plaque de marbre blanc porte le nom des 32 Villadéens
victimes du conflit, plus 4 noms de soldats décédés
par la suite sous les drapeaux
A chaque angle de la stèle est fichée en terre
l'ogive d'un obus de gros calibre. L'ensemble se dresse
au centre d'un petit square sur fond d'olivier.
Notre Dame de Saint Claude :
Sur la colline La Gardette se dresse une statue à
l'effigie de la Vierge Notre Dame de Saint Claude lieudit
du même site où s'élevait jadis à
proximité une chapelle du même nom dont les
ruines ont été sacrifiées pour les
besoins d'un château d'eau.Blanche statue de pierre
de 1 mètre 50 elle a été inaugurée
le 8 mars 1936 lors d'une mission catholique et bénie
par Monseigneur De Llobet, Archevêque à Avignon.
Avec son socle qui porte une plaque commémorative
elle constitue un ensemble de 3 mètres 50 de hauteur
orientée vers le Village.
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